Nous pleurons la disparition de Marisa Decat de Moura, une grande amie, une « élève », une pionnière et la responsable d’un groupe de la FEDEPSY à Belo-Horizonte au Brésil.

A l’heure où l’ECF avait coutume à impérialiser l’Amérique du sud, avec quelques-uns Marisa a défendu contre vents et marées une psychanalyse vivante, clinique, en évolution perpétuelle.

Après un séjour universitaire à la Faculté de Psychologie de Strasbourg, elle a maintenu des liens qu’elle a tissés et développés.

Liliane Goldsztaub et moi-même avons pris la mesure de son implication dans la clinique Mater Dei où elle dirigeait le service de psychologie dans la pratique médicale de chaque jour. Dans les missions oecuméniques de la psychopathologie brésilienne, elle a su maintenir la place du champ psychanalytique.

Elle me manque tellement avec son sourire ironique et sa curiosité si internationale.

Jean-Richard Freymann

Marisa Decat de Moura nous a quittés le 14 décembre 2017. C’est avec tristesse que nous avons appris la nouvelle. Cette femme de haute qualité toujours souriante et accueillante a été une pionnière de la psychologie et de la psychanalyse en milieu hospitalier au Brésil. C’est à Belo Horizonte où elle exerçait, qu’elle n’a cessé de transmettre la pensée de Lacan, formant, guidant les jeunes générations. Membre active de la FEDEPSY, elle organisait aussi régulièrement des congrès internationaux dans diverses villes du Brésil, qui rassemblaient plus d’un millier de personnes. La FEDEPSY et l’université de Strasbourg ont des liens privilégiés, grâce à elle, avec un certain nombre de psychanalystes et d’universitaires du Brésil. Nos pensées vont vers sa famille, ses amis et tous ceux qui ont eu la chance de bénéficier de ses savoirs.

Liliane Goldsztaub