Jean-Richard FREYMANN (sous la dir. de) – Les entretiens préliminaires à une psychanalyse

Arcanes-érès, janvier 2016
4e de couverture
L’expression « entretiens préliminaires » peut induire en erreur. La qualification de « préliminaire » pourrait signifier qu’il s’agit d’une préparation à une autre chose considérée comme plus importante. Il n’en est rien. Au contraire, nous avons là le marchepied qui permet de pénétrer dans la cure analytique. C’est souvent l’échec ou le succès de ce premier temps qui va conditionner l’entrée dans le discours analytique.
À quel moment peut-on se dispenser de la position de face à face pour passer sur le divan ? Quelles sont les conditions de ce passage du langage commun à la situation analytique où ce n’est plus à l’alter ego que l’on s’adresse mais à un lieu Autre qui peut devenir constituant ?
Les auteurs, psychanalystes confirmés, apportent leurs témoignages et leurs élaborations sur ce premier temps délicat où se décident les indications et les contre-indications à la psychanalyse. Ils montrent en quoi ces entretiens, qui se différencient des entretiens médicaux, des psychothérapies, des approches psychologiques, constituent une introduction à la logique de l’inconscient.
Avec la participation de :
Jean-Pierre Bauer†, Jean-Richard Freymann, Eva-Marie Golder, Jean-Marie Jadin, Patrick Landman, Daniel Lemler, Nicole Lévy, André Michels, Marcel Ritter, Moustapha Safouan, Marie-France Schaefer.

Jean-Richard FREYMANN, Michel PATRIS – Du délire au désir

Du délire au désir
Les dix propriétés de la clinique analytique?
Arcanes-érès coll. « poche », 2016 ; 1e éd. 2001.

4e de couverture
Il s’agit, à partir d’enseignements faits à la faculté de psychologie de Strasbourg, de mettre en place les grandes entités cliniques autour des névroses, des psychoses et des perversions.?Véritable outil de formation professionnelle pour tous les psys, cet ouvrage propose de nouvelles voies thérapeutiques à partir de la lecture psychanalytique. Sont mis en valeur les effets de la cure psychanalytique non seulement sur les névroses mais aussi sur les psychoses et dans le cas de scénarios pervers. Dans un style vivant, les deux enseignants croisent leurs discours, ce qui ouvre de nouvelles questions par rapport à la clinique, notamment psychiatrique.

Charlotte HERFRAY – La Vieillesse en analyse

Arcanes-érès coll. « poche », 2015 ; 1e éd. Desclée de Brouwer ; 2e éd. Arcanes-érès 2007
Préface de Lucien Israël

4e de couverture
La psychanalyse en tant que théorie du désir n’a pas fini de nous renseigner sur la force silencieuse des ravages psychiques d’un temps où le « désir indestructible » se heurte à un grand déficit des ressources et des moyens fournis par le corps.
L’auteur décrit et questionne le rapport du sujet âgé aux pertes, aux modifications, voire aux dérèglements, qui affectent les êtres lors de leur dernière étape, expérience difficile que chacun parcourt seul avec les ressources que lui offre son esprit. Dans un langage accessible qui ne cède en rien à la rigueur nécessaire, l’auteur s’adresse au plus grand nombre : plus que jamais en ces temps où la mémoire se perd, le rapport à la vieillesse doit être remis en question.

 

Charlotte HERFRAY – Les Figures d’autorité

Arcanes-érès coll. « poche », 2015 ; 1e éd. 2005
Préface Jean-Richard Freymann (2015)

4e de couverture
Le discours dominant actuel ordonne aux parents, aux enseignants, à ceux qui ont des responsabilités de « restaurer » leur autorité ! Comme si cela dépendait d’eux. Or de l’autorité nul n’est maître : elle résulte d’une reconnaissance qu’autrui nous adresse. Elle ne saurait relever du seul statut, comme c’est le cas du pouvoir.
L’autorité n’est pas naturelle : elle est culturelle. L’amour et la haine aussi. L’autorité implique des liens spécifiques avec des êtres à la parole desquels nous faisons confiance. Ces liens prennent leur source dans le terreau de notre histoire privée, et se construisent sur la base des traces les plus archaïques de notre inconscient. L’élaboration de la problématique de l’autorité que nous propose ici l’auteur en référence aux acquis des théories contemporaines des sciences humaines, permet de repérer les processus psychiques inconscients qui produisent la force de nos aliénations mais aussi le miracle de notre libération et de notre accès à la connaissance.

Jean-Richard FREYMANN – Eloge de la perte

Éloge de la perte
Perte d’objets, formation du sujet ?
Arcanes-érès coll. « poche », 2015 ; 1e éd. 2006
Préface de Roland Gori

4e de couverture
En prenant à rebrousse-poil les langages dominants, Jean-Richard Freymann propose un éloge de la perte, subversif, contrastant avec les idéologies thérapeutiques qui cultivent l’avoir, l’adaptation et une guérison pensée en termes de protocoles et d’évaluations, soutenant que la psychanalyse est une école de création.
La question de l’objet est ici envisagée à la fois dans l’actualité et dans les perspectives de la cure analytique avec cette hypothèse qui traverse l’ouvrage : si on est prêt à perdre de la consistance de l’objet, le désir inconscient se développe et le sujet se déplie. Mais quelles en sont les conditions incontournables ? L’auteur rappelle par là que l’objet en psychanalyse est mosaïque : objet narcissique, objet Moi, objet spéculaire, objet partiel, objet a, et que son destin est singulier dans le temps psychique. Il propose aux professionnels et aux gens de culture plusieurs genèses de l’objet que « le temps pour comprendre » révèle : objet phobique, objet fétiche, objet transgénérationnel, à partir d’un nouveau modèle de la constitution subjective qui passe par Franz Kafka, François Villon, Saint Augustin, Ray Charles.

Lucien ISRAËL – La parole et l’aliénation

Deux séminaires
1988-1989 : Révision impertinente de quelques concepts psychanalytiques
1990 : L’aliénation?
Arcanes-érès coll. « poche », 2015 ; 1e édition 2007?
Préface de Charlotte Herfray

4e de couverture
La réédition de deux séminaires de Lucien Israël invite à une révision impertinente de quelques concepts psychanalytiques. Loin des discours psys qui véhiculent sans vergogne des notions ignorant le sujet en le réduisant à des fonctions ou des comportements observables, Lucien Israël maintient haut et fort la rigueur du discours de Freud et Lacan, et affirme que le sujet se constitue dans et par la parole.
« Plus près du bruissement de la langue que d’un texte littéraire, nous retrouvons dans ces deux séminaires une pensée forte et une parole qui ont su nous éveiller. Elles ont contribué à mettre au travail des centaines d’étudiants et d’auditeurs en recherche d’eux-mêmes et en quête de repères et d’idéaux pour soutenir leurs activités thérapeutiques. » Charlotte Herfray

 

Frédéric FOREST – Freud, Lacan Anatomie d’un passage

Arcanes-érès, 2015
Préface de Alain Vanier

4e de couverture
L’auteur effectue une lecture originale de l’œuvre lacanienne à travers la notion de « réseau » en mettant au jour des liens inédits avec l’œuvre freudienne.
Cet ouvrage revient sur les points communs des œuvres de Lacan et de Freud et sur leurs différences, au moyen d’une approche inédite fondée sur le concept de « réseau ». L’auteur y apporte ainsi des éléments de réponse à une question qui agite la communauté des chercheurs en psychologie, psychanalyse et des psychanalystes, sur la nature du « passage » de Freud à Lacan, c’est-à-dire sur le statut de la relecture effectuée par Lacan.

Chawki AZOURI – J’ai réussi là où le paranoïaque échoue

Arcanes-érès, 2015
Préface de Élisabeth Roudinesco

4e de couverture
Le cas Schreber occupe une place particulière dans l’œuvre de Freud. En le reliant aux relations personnelles dans lesquelles celui-ci était pris à ce moment-là avec ses disciples, l’auteur mêle élaboration de la théorie et histoire de l’institution analytique.
J’ai réussi là où le paranoïaque échoue reprend une phrase de Freud dans une lettre à Ferenczi de 1910 contemporaine de son analyse du cas Schreber. Azouri lui donne une place centrale dans la théorie de Freud sur le cas Schreber, dans la poursuite – avec Jung et Ferenczi – de son analyse originelle avec Fliess, enfin dans la question de la fin de l’analyse et de l’organisation institutionnelle qu’elle induit.

Paul RISSER – Institution et psychanalyse. Parcours d’un psychiatre

Arcanes-érès, 2014
Préface de Michel Patris

4e de couverture
Voici un récit de voyage en terre de psychiatrie, contrée semée d’embûches, de mensonges et de lâchetés « trop humaines » où se joue le vrai drame de la folie. Paul Risser nous conduit de ses débuts en centre hospitalier de conception asilaire, à l’avènement de la psychiatrie en secteurs, dans des établissements entièrement neufs.
Les réformes se succèdent avec une réelle évolution des structures d’accueil, conçues de manière moderne et pour une autre forme de pratique. Mais bien des difficultés naissent ; les changements sont pensés sans tenir compte de leur mise en place dans les institutions, au quotidien et sur le terrain. Même l’architecture de ces nouveaux lieux de vie crée bien des problèmes tant aux soignants qu’aux patients. Et l’on constate que les bonnes intentions peuvent se transformer en conditions de travail infernales, et ne pas apporter d’amélioration aux conditions de vie des patients.
Tout au long de son parcours professionnel, l’auteur, guidé par un attachement profond à la psychanalyse, s’est attaché avec beaucoup de conviction à faire évoluer les soins proposés aux patients. Son témoignage croise l’histoire de la psychiatrie strasbourgeoise et de ses acteurs (Théophile Kammerer, René Ebtinger, Lucien Israël notamment) et interroge le devenir de cette spécialité.

Lucien ISRAEL – L’amour de la transmission. Lucien Israël par lui-même

Lucien ISRAËL
Arcanes-érès, 2014

4e de couverture
« La psychanalyse garde pour moi tout l’émerveillement des premières rencontres ! »
Cette phrase de Lucien Israël éclaire sa trajectoire de professeur de psychiatrie et de psychanalyste, les motivations et le contenu de son enseignement.
Dans les textes majeurs, inédits ou épuisés, ici rassemblés, Lucien Israël se révèle en tant qu’homme et en tant que praticien de la psychanalyse. Ces écrits cliniques très actuels font œuvre de transmission de sa réflexion et de son savoir, de son expérience et des idées neuves qu’il n’a cessé de développer, en particulier sur le transfert en psychanalyse, là où se trouve, disait-il, le ressort de la cure.
Lucien Israël (1925-1996) était professeur de psychiatrie, chef de service au centre hospitalier universitaire de Strasbourg et psychanalyste. Membre de l’École freudienne de Paris jusqu’à sa dissolution, il a déterminé avec Moustapha Safouan l’orientation presque exclusivement lacanienne de la psychanalyse à Strasbourg.
Présentation de Jean-Richard Freymann, Daniel Lemler et Jean-Claude Depoutot