En cette période où l’humour comme voie d’éconduction pulsionnelle a été fortement bousculé par l’épreuve du réel de la vie (mort et maladie), je vous propose la lecteur d’un petit espace décalé de « respiration psychique ». Des pages à la croisée entre Symbolique, Imaginaire et loufoque. Histoire de se souvenir que l’inconscient est bien structuré comme un langage ; qu’il est la source d’où surgit le Witz et que la question du Savoir (médical, politique, médiatique, sexuel) ne cesse de nous glisser des peaux de bananes sous les choses-sûres… nous renvoyant irrémédiablement à ce qui fait trou.

Ci-dessous le texte de la quatrième de couverture, et un lien Youtube vers une présentation
vidéo :  https://www.youtube.com/watch?v=n9iuFtHPfb8

Inspirés de l’humour de Pierre Dac, Bobby Lapointe, Pierre Desproges, Raymond Devos, Auguste Derrière et tant d’autres, les auteurs ont voulu créer un petit recueil de définitions amusantes pour prendre le temps de penser. Mais penser en décalé, tout en réfléchissant et en apprenant des choses nouvelles.

Partant d’une définition de type mots-croisés, les lecteurs sont invités à trouver le «mot-mystère», aidés (ou parfois troublés) par des indices graphiques générés par un artiste contemporain. Ces indications ont été le fruit d’un véritable travail de création dans lequel les choix chromatiques, les retouches numériques des images et les messages qui s’y véhiculent créent une émulsion originale, ludique et déstabilisante.

Dès le sous-titre, cet «Imprécis de linguisterie loup-phoque» nous transporte dans un univers inhabituel et saugrenu?: celui des sonorités qui habitent les mots eux-mêmes et auxquelles on ne prête pas suffisamment l’oreille; Mais le titre lui-même ne nous invite-t-il pas déjà à suivre cette voie sérieusement loufoque???: «Entrez, c’est tout vert». Notre audition y trébuche, tout comme notre regard quand il achoppe sur la drôle de porte aux couleurs choisies à dessein, et placée en couverture…

Apprendre, sourire, trouver ou accepter de donner sa langue au chat (comme sur l’illustration de 4eme de couverture) sera, pour les lecteurs curieux, comme autant de stimulations cérébrales tout au long des 200 mots que contient cet ouvrage.

Pour acheter ce livre : 

En librairies sur commande ou

directement sur le site de l’éditeur : https://editions-sydney-laurent.fr/livre/entrez-cest-tout-vert-imprecis-de-linguisterie-loup-phoque/

soit directement en contactant Michel Forné à Mulhouse (drfm6768@gmail.com) 0687232970

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Et pour ceux qui seraient davantage « branchés » par un essai de théorisation psychanalytique sur les racines inconscientes de la question du profit (articulations entre plus-value économique et plus-de-jouir psychique) je vous rappelle la réédition au Lys bleu de mon ouvrage paru en février 2020 et intitulé : « Les saumons ne rêvent pas de remontées mécaniques » ; quelle place pour le désir dans un monde centré sur la plus-value économique et le plus-de-jouir psychique ? ».

A la différence des animaux qui répondent à des instincts, les humains opèrent essentiellement par des mécanismes pulsionnels. Ces mécanismes sont des « pousse-à-jouir » qui visent à atteindre une satisfaction.

Et celle-ci se majore toujours inconsciemment d’une plus-value psychique. Mais cette satisfaction et cet excédent s’avèrent être des tonneaux percés, comme le décrivait déjà Marx dans son concept de plus-value économique. Tonneaux dont nos sociétés de consommation (qui sont de plus en plus des sociétés de saturation) cherchent désespérément un mythique remplissage sans pertes.

Dans cet essai, l’auteur met en avant un certain nombre d’analogies face auxquelles nous avons une tendance accrue à détourner le regard :

–    Celle entre la recherche du profit (quel qu’en soit le prix pour soi, pour autrui ou pour notre environnement) et une folle quête de pouvoir, de reconnaissance, d’amour et d ‘absolu.

–    Celle entre ce même profit et la violence haineuse qui l’alimente en sourdine.

–    Celle enfin entre ces pulsions agressives et notre condition « d’êtres parlants ».

Les pulsions, comme nous l’a enseigné le psychanalyste Jacques Lacan – à la suite de Freud – sont liées à un Autre en Demande, à qui nous pensons pouvoir (ou devoir) répondre. Cette dynamique de demande-réponse se met en place dès le plus jeune âge au travers du fantasme d’une satisfaction enfin accessible. Pourtant, là encore, ce seront la parole (dans ses signifiants) et le Réel qui viendront nous en tenir irrémédiablement à l’écart. Réalimentant ainsi, dans notre économie psychique, une boucle de fiel dans notre rapport à l’autre.

Mais alors dans ce sombre constat, n’y a-t-il rien qui fasse lueur d’espoir ou au moins qui puisse donner sens à la vie ? C’est ici que Michel Forné déploie la dimension du Désir. Celui-ci, au travers de la sublimation, de la métaphore,
de l’humour et du renoncement à la Jouissance, représente autant de voies de frayage dont on pourra se soutenir pour préserver les conditions de notre humanité.