ÉDITORIAL

Nicolas Janel

11 mars 2018

 

Nous ne sommes pas sans avoir notre mot à dire dans ce que devient la psychanalyse !

La FEDEPSY « opère » en acte avec les plus jeunes. La création du nouveau directoire a encouragé certains d’entre nous, encore jeunes dans le métier, à poser la main sur le manche de l’appareil institutionnel. Le bâton de relais est saisi, tenu encore par les deux bouts. Que les plus aguerris continuent de courir avec nous, leur transmission est précieuse !

Du neuf ensuite en ce qui concerne le travail théorique. Le Groupement des Études Psychanalytiques (GEP) continuera à se diversifier, avec notamment un nouveau projet qui va naître lors la prochaine rentrée : la création d’un séminaire d’introduction à la psychanalyse. Cette porte d’entrée sera fertile à tout « profane1» qui sera dans le désir « de faire avec » l’inconscient.

Dans le même élan, notons la parution en mars du nouveau livre de Jean-Richard Freymann L’inconscient, pour quoi faire ?2 À partir de la pratique, un retour aux fondamentaux est proposé en partant de la clinique contemporaine. La place de l’inconscient freudien reste effectivement à être réinterrogée en regard de l’actualité. Cela nous incombera d’autant plus que la société évoluera.

À ce titre, les VIes journées de la FEDEPSY sur le thème « Actualité du mythe – déconstruction de la croyance – crise de la représentation » se préparent. Il y sera interrogé les manières de saisir, d’un point de vue psychanalytique et plus précisément qu’au travers de la notion de déshumanisation, les bouleversements du monde actuel et leurs effets subjectifs.

En mai, une journée sera consacrée à l’œuvre de Lucien Israël. Comment a-t-il renouvelé, à sa manière et dans son temps, les théories freudiennes et importé en Alsace l’enseignement de Lacan, mais aussi de Didier Anzieu, François Perrier, Serge Leclaire, Moustapha Safouan… ? Jean-Richard Freymann propose « de mettre sur le chantier, les apport de Lucien Israël à partir de ses « écrits » livrés à la créativité de chaque analyste3 ». Ceci se fera chaque année car « à présent, ces séminaires et ces écrits se doivent d’être transmis aux nouvelles générations4 ».

Au sein de l’École Psychanalytique de Strasbourg (EPS), l’agora va se développer dans de nouveaux espaces, notamment à Paris, afin de pouvoir échanger avec des collègues parisiens et permettre un accès plus facile aux collègues d’Angers. Les procédures pour le « devenir analyste » s’élaborent. Les compagnonnages continuent de s’adjoindre aux parcours des analystes en formation. Les témoignages continuent d’être des moments forts d’enseignement pour les postulants et pour l’agora.

Vous retrouverez tous ces projets, et bien d’autres encore, en détail sur ce site. L’agenda vous permettra de suivre la programmation des différentes manifestations. Le « bulletin de liaison » rapporte en ligne le travail qui s’y effectue : textes, articles, notes de lectures, échos de séminaires ou de journées de formation, de groupes cliniques, de cartels, ou de soirée-débat autour notamment du cinéma (ciné-club de la FEDEPSY au Cinéstar de Strasbourg) et du théâtre (rencontre au Théâtre National de Strasbourg et à la Filature à Mulhouse), etc. Chacun est invité à y contribuer, comme à contribuer à la dynamique de la FEDEPSY dans son ensemble. Allons-y !

1 S. Freud (1925), La question de l’analyse profane, Gallimard, coll. « poche », 1998.

2 J.-R. Freymann, L’inconscient pour quoi faire ? Abrégé de clinique psychanalytique, Toulouse, Arcanes-érès, 2018.

3 Voir Argument de la 1ère journée sur l’œuvre du Pr Lucien Israël, 25 mai 2018, consultable sur le site.

4 Ibid.

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