EDITORIAL

par Jean-Richard Freymann – 28/01/2016

Un temps enfin se conclut : les Ves journées sur « La clinique de la déshumanisation » avec comme surtitre : « Pulsions, jouissances et collectif » sont terminées.

Un congrès riche, précis, apprécié de tous et qui a fait avancer les problématiques du terrorisme, du totalitarisme, de l’arbitraire, de la violence et des risques encourus par la démocratie et la République. Et tout cela vu sous l’angle de la psychanalyse.

Pour ces Ves journées nous avons été soutenus par la Mairie de Strasbourg, par le président de l’Université de Strasbourg et par le nouveau Conseil Régional. Les journées se sont déroulées sous les auspices du Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, M. Thorbjørn Jagland et son représentant, M. Eladio Fernandez-Galiano qui a participé à la clôture du congrès a demandé les conclusions des journées afin de fonctionner pleinement comme une OING, participer réellement à la société civile.

Bref, par la présente je remercie tous les intervenants, les participants, les organisateurs qui ont participé à ce colloque. Nous étions nombreux, au moins 300 personnes, sans aucune aide des mass-média – effet de la suggestibilité du discours commun.

Nous avons fait appel à des analystes et à des artistes qui ont articulé différemment les nouages entre « déshumanisation » et « réhumanisation ». Nous avons donc pu admirer des tableaux de Gabriel Micheletti et entendre son exposé intitulé « Peindre est un acte d’incarnation », un véritable bijou. Nous nous sommes laissés aspirer par les boîtiers de Robert Cahen et avons apprécié la pièce de théâtre « L’après-midi de Leyde – La rencontre Mahler-Freud » interprétée par la compagnie « En Aparté » de Grenoble.

Une époque de la FEDEPSY se termine, marquée aussi par la publication du n° 25 d’Analuein, notre bulletin de liaison, qui est à votre disposition au secrétariat.

A présent, l’heure est à nouveau face aux transmetteurs de la mort… et que peuvent faire les psychanalystes ? Au moins deux choses :

  • soutenir et analyser les professions impossibles (gouverner, enseigner, soigner)
  • permettre à une nouvelle génération de soutenir un autre rapport à la culture.

Peut-on penser la psychanalyse sans la mise en chantier de la dimension transgénérationnelle ?

NB : nous aurons des écrits pour l’ensemble des communications

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